La première condition pour être accueilli en résidence autonomie, c’est de présenter un niveau d’autonomie suffisant. Mais de quoi parle-t-on précisément ? En pratique, l’autonomie est évaluée à partir de la capacité à accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne : se lever, se nourrir, se laver, s’habiller… mais aussi organiser ses journées ou alerter en cas de besoin. Il ne s’agit pas d’être totalement indépendant, mais d’avoir les ressources pour vivre sans surveillance médicale permanente.
La grille AGGIR : le repère officiel
En France, l’autonomie des personnes âgées est mesurée à l’aide de la grille AGGIR (« Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources »). Cet outil sert à déterminer le « GIR » (Groupe Iso-Ressources) d’une personne âgée, de 1 (dépendance totale) à 6 (autonomie complète).
- GIR 1 et 2 : personnes dépendantes pour les actes essentiels, nécessitant une présence constante — orientation prioritaire vers un EHPAD.
- GIR 3 et 4 : besoin d’aide pour certaines activités, mais maintien d’une autonomie relative pour les déplacements, la vie quotidienne.C’est principalement ce profil qui correspond à la résidence autonomie (notamment GIR 4, parfois 3).
- GIR 5 et 6 : autonomie complète ou besoin d’aide ponctuelle, généralement compatible avec la vie en résidence autonomie, voire en logement individuel adapté (Source : Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie).
L’immense majorité des résidents en résidence autonomie sont classés GIR 4, 5 ou 6. Selon les chiffres 2022 de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), plus de 70 % des nouveaux résidents des résidences autonomie en France présentaient un GIR 5 ou 6 à leur admission.